Les étudiants dans notre pays ont du mal à se soigner

Les étudiants Français ont de plus en plus de mal à se soigner dans notre pays.
Que fait le gouvernement concrètement.
Il laisse l’avenir de notre pays dans une grande situation de précarité.

Selon une enquête nationale sur la santé menée par la mutuelle étudiante LMDE en mai 2011, plus d’un tiers des étudiants français déclarent avoir renoncé à un traitement médical en 2010/2011 et près de 20 % déclarent ne plus pouvoir se payer une complémentaire santé, le même nombre affirmant que leur santé s’est considérablement dégradée l’an dernier. Enfin selon la même enquête 92 % des étudiants auraient recours à l’automédication.

En cause, selon l’UNEF, l’augmentation progressive des taxes sur la santé des étudiants. « En quatre ans l’état aurait prélevé 40 millions d’Euros en taxes, la santé des étudiants se transformant en source de revenus pour un état en mal d’économies », déclare le syndicat étudiant. « Ces ponctions gonflent artificiellement le coût de la santé, sans pour autant améliorer la qualité des soins ».

Alors que les entreprises du secteur pharmaceutiques affichent des profits records sans pour autant contribuer à la réduction des dépenses publiques, les étudiants sont obligés de trouver un emploi salarié pour financer des études et des frais de santé de plus en plus chers. Actuellement, 73 % des étudiants sont obligés de trouver un emploi salarié.

Pour l’UNEF, cette augmentation des coûts en matière de santé a des conséquences sur l’état sanitaire des étudiants, certains ayant dû, l’an dernier, renoncer à un traitement faute de moyens, la plupart préférant se tourner vers l’automédication. 19 % d’entre eux ne peuvent même pas financer une complémentaire santé.

« C’est une réalité, les étudiants ont du mal à se soigner et repoussent même leur traitement au risque de voir leur santé se dégrader durablement, mais aussi compromettre leurs études », ajoute l’UNEF. « Ne pas leur permettre de gérer leur santé aujourd’hui, c’est fragiliser la sécurité sociale à moyen terme ».

En 2006/2007 les étudiants payaient en moyenne 263 € de soins, en 2010/2011, ce chiffre est passé à 279 €, alors que les consultations sont restées stables, voire en légère régression pendant cette période. « L’augmentation a donc été absorbée par l’inflation des prix des soins et prestations uniquement », avance l’UNEF.

La participation forfaitaire et les franchises médicales instaurent depuis 2005, puis 2008, une déduction importante des remboursements. En 2007, la somme prélevée par l’État 7.4 millions d’Euros. En 2011 elle s’élève à 13,15 millions d’Euros (source LMDE). Quant à la participation versée lors de la rentrée universitaire, laquelle est considérée comme symbolique, atteint cette année 203 €.

Selon l’UNEF, l’Etat aurait en fait partagé les 40 millions de recettes supplémentaires entre l’industrie pharmaceutique, via l’augmentation du prix des médicaments, à hauteur de 47,5 % et le reste, soit 52.5 % pour lui-même via l’augmentation de cotisation de sécurité sociale payée par les étudiants.

L’UNEF et la FAGE ont interpellé le ministre de l’Enseignement supérieur pour lui rappeler les enjeux d’une prévoyance particulière pour les étudiants, par l’intermédiaire de leurs mutuelles santé. « Le gouvernement a préféré le doublement de la taxe sur leurs complémentaires à un plan de santé pour les étudiants », tempête le syndicat étudiant. « Injuste, inefficace et dangereuse cette taxe agit comme une épée de Damoclès qui fragilise des mutuelles déjà sous-financées ».

Une chose est certaine, sans véritable prévoyance en matière de santé pour un milieu qui peine à se soigner, c’est une véritable crise sanitaire qui risque de s’installer, laquelle pourrait pénaliser à terme le système de sécurité sociale et aggraver son déficit.


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