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Kamel Chibli :

Quelques repères biographiques
Kamel Chibli est né le 23 avril 1977 à Lavelanet (7.500 habitants), dans l’Ariège.
Ses parents sont venus du Maroc. Analphabètes, ils lui ont donné une solide
éducation dont il a gardé les valeurs d’ouverture aux autres et de partage. Son père a
d’abord travaillé comme bûcheron puis comme maçon. Kamel Chibli a grandi dans le
petit quartier HLM de sa ville, durement frappée par la crise de la mono-industrie
lainière du Pays d’Olmes.
Il est bachelier et titulaire d’un BEP de comptabilité.
Très tôt, Kamel Chibli s’engage dans la vie associative. Avec un groupe d’amis à
peine sortis de l’adolescence, il crée en 1994 l’association Oxy’Jeunes (« pour
donner de l’oxygène aux jeunes ») dont il restera trésorier pendant 14 ans.
Leur objectif : lutter contre la marginalisation des jeunes de Lavelanet, faire
reconnaître que « ces jeunes ne sont pas un problème mais une partie de la
solution », refuser l’assistanat, prouver leur potentiel créatif et civique d’une jeunesse
qui ne doit pas être condamnée à rouiller sur place, favoriser dans tous les domaines
la prise d’initiative individuelle et collective, mettre en place des solidarités concrètes
à travers des activités sportives, culturelles et d’insertion professionnelle. Animateur
puis éducateur spécialisé, il s’investit également dans l’organisation de « séjours de
rupture » en Afrique pour des jeunes en grande difficulté dont il veut élargir l’horizon.
Oxy’Jeunes participe à la création du réseau national Droit de Cité qui regroupe dans
les années 90 une soixantaine d’associations des quartiers populaires dans toute la
France. Durant 6 ans, Kamel Chibli est membre du conseil d’administration de Droit
de Cité et très mobilisé par tous les projets qui visent à désenclaver les quartiers, à
dépasser les rivalités entre cités, à faire entendre la voix de ces « oubliés des
politiques publiques », à changer le regard tantôt stigmatisant, tantôt paternaliste, qui
redouble la ségrégation sociale et spatiale.
Il est de toutes les initiatives de Droit de Cité : tournois sportifs inter-quartiers,
ateliers d’écriture, tournées estivales dans toute la France, débats avec les
gouvernements successifs, école de formation parce que la connaissance est une
arme.
En 2000, Kamel Chibli participe à la création de l’association Stop la Violence qui
rappelle que les premières victimes desdites « violences urbaines » sont les jeunes
des quartiers populaires. Il appelle à en finir avec cette spirale auto-destructrice et
affirme que la sécurité est un droit qui doit être garanti à chacun, indissociable de la
justice économique, sociale et scolaire.
En 2001, à tout juste 23 ans, Kamel Chibli s’engage en politique aux côtés de Jean-
Pierre Bel, futur sénateur-maire de Lavelanet aujourd’hui président du groupe
socialiste au Sénat, et de la nouvelle équipe municipale de gauche qui remporte les
élections. Il exerce son premier mandat de conseiller municipal et sera élu
conseiller de la communauté de communes du Pays d’Olmes. Il sera également viceprésident
du conseil d’exploitation de la station de ski des Monts d’Olmes.
« Fils d’ouvrier, dit Kamel Chibli, j’ai grandi dans une région en proie à de graves
difficultés économiques et j’ai très tôt ressenti le besoin de m’engager, d’abord dans
la vie associative puis dans le champ politique parce que j’étais décidé à faire bouger
le système. Je voulais démontrer qu’il faut désormais compter avec cette génération
de jeunes de toutes origines et porter la voix des quartiers populaires au coeur de
l’action politique. J’en avais assez de ces décisions prises sans nous et de ces
strapontins-alibis concédés au titre de « la diversité ». Je voulais et je veux toujours
que la représentation politique devienne à l’image de cette « nouvelle France »,
populaire, multicolore et créative, en train de s’inventer sur le terrain ».
2003 : Kamel Chibli se voit confier, au sein du conseil municipal, la délégation de la
démocratie participative et locale.
2004 : Il devient maire-adjoint en charge de la démocratie, de la sécurité, de la
prévention de la délinquance et de la communication.
2006 : Membre du Parti Socialiste, Kamel Chibli s’engage aux côtés de Ségolène
Royal. Il rejoint son équipe de campagne en 2007, avec Brahim Abbou (responsable
associatif de La Paillade qui sera, en septembre 2009, l’organisateur de la Fête de la
Fraternité à Montpellier) ; il y est chargé des quartiers populaires et s’occupe aussi
des déplacements de la candidate. Ensemble, ils lancent « L’Appel des Quartiers »
dans lequel 100 associations implantées dans des cités de tout le pays appellent avant
le premier tour à voter Ségolène Royal. C’est une première en France.
« Je me suis engagé de toutes mes forces dans cette reconquête de la confiance des
quartiers dont les habitants ne croyaient plus que l’action politique puisse changer
leur sort et s’étaient éloignés du Parti Socialiste. J’ai toujours été convaincu que les
quartiers recèlent des trésors d’énergie et des talents dont la France a besoin pour
avancer et se réconcilier avec elle-même. Face à la politique de mépris d’une droite
qui ment, divise et attise les peurs, il y a urgence à redonner de l’espoir, de la dignité,
du sens à la vie de chacun. La confiance, ça se mérite. Les gens ont vu que Ségolène
Royal les respectait et les comprenait. Je suis fier du travail que nous avons accompli
et des scores spectaculaires que notre candidate a réalisés dans les quartiers ».
2008 : Dans la foulée du travail accompli pendant la campagne présidentielle avec
l’Appel des Quartiers, Kamel Chibli et Brahim Abbou créent avec des leaders
associatifs de toute la France « Cités d’Avenir » qui vise, par son enracinement local
et ses propositions, à mobiliser les habitants des quartiers populaires, de tous âges et
de toutes origines, pour que leurs attentes et de leurs apports soient pris en compte
dans un projet progressiste de justice sociale et d’égalité républicaine.
En 2008, Kamel Chibli s’engage à nouveau dans l’équipe municipale de gauche
(socialistes, verts, communistes) conduite à Lavelanet par Marc Sanchez et élue avec
73% des voix. Il est aujourd’hui maire-adjoint chargé des affaires scolaires, de la
jeunesse et de l’enfance, des transports et des cantines. La même année, il est réélu
conseiller communautaire du Pays d’Olmes, membre des commissions économiques
de la communauté de communes du Pays d’Olmes et du conseil d’administration du
pays des Pyrénées Cathares.
Du milieu rural au milieu urbain, avec les jeunes comme avec les personnes âgées,
Kamel Chibli a ce « goût des autres » qui lui permet d’abattre les préjugés et les
murailles.
Kamel Chibli est également membre du Bureau Fédéral du Parti Socialiste de
l’Ariège (secrétaire fédéral chargé des élus et des élections), du Conseil National du
Parti Socialiste. Il est également membre du conseil d’administration de Cités
d’Avenir (réseau Désirs d’Avenir) et du conseil politique de Ségolène Royal.
« J’ai commencé très tôt à me battre pour ma ville puis pour ma région et mon pays.
J’ai voulu exercer des responsabilités opérationnelles pour changer concrètement la
vie des gens, avec eux et en étant à l’écoute de leurs difficultés, de leurs espoirs. On
ne changera pas de politique sans changer la politique, c’est aussi mon combat et le
motif de mon engagement de socialiste aux côtés de Ségolène Royal. La France a
besoin de tous les siens et soif de fraternité. Chez moi, dans l’Ariège, les
délocalisations ont commencé il y a plus de 10 ans. J’ai vu s’effondrer des pans
entiers de l’industrie lainière, les emplois détruits, les ouvriers au chômage, les
familles acculées à la pauvreté, les jeunes dégoûtés et perdant toute confiance en
l’avenir. Je n’ai jamais pu accepter que ces vies broyées soient une fatalité. C’est sans
doute cela le fil conducteur de mon engagement : le refus de la fatalité. Je crois que
l’action politique ne doit pas seulement réparer mais anticiper, penser avec un coup
d’avance pour entraîner tout le monde, faire progresser tout le monde et bâtir des
solidarités efficaces qui permettent à chacun de conduire et de réussir sa vie. Je ne
crois pas aux programmes concoctés en chambre mais aux politiques publiques
volontaires construites avec les citoyens, toujours ouvertes aux leçons de l’expérience
et aux corrections qui en résultent. Je veux une gauche populaire, à l’image du pays
et capable d’entraîner, sans exclusive, tous ceux qui n’en peuvent plus des dégâts de
la droite sarkozyste. Je veux que les Français, échaudés par tant de promesses non
tenues et de grands mots vidés de leur sens, reprennent confiance dans ce pouvoir de
changer les choses au bénéfice de tous, qui est, pour moi, la raison d’être de la
politique ».
En le proposant pour le Bureau National du Parti Socialiste, Ségolène Royal a parlé
de « renouvellement par la preuve ».


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